Il s'y assoit, faisant claquer ses éperons de "COWBOY". J'me suis cru dans un wester. Moi et mon groupe dégainons alors nos instruments et jouons des riffs indiablés, crachant nos tripes dans un concert qui expulse les 400 décibels à chaques notes de triangle.
Zing ! BLAM ! Crash ! C'est dans la poche, j'arrache les tables avec mon blues harmorythmique, ma mère, la p'tite avec un bonnet étoilé explose le toit avec son incroyable danse du pingouin et ses répliques qui tuent, ma petite soeur avec sa tendance des manteaux oranges fluos et aux bijous japanostraliens dégomme le barman avec des solos d'enfer à la guitare.
L'inconnu fume son cigare en posant les pieds sur une autre chaise.
Il flane, touche le cul d'une de ses autruches, les femmes qui contridisent jamais leurs mecs et qui ont un gros derrière, une bonne poulette quoi. Je le regarde, graillant une pomme radioactive avec la bande de copains qui forment une danse indienne, glissant sur le parquet en bougeant les bras en serpent.
L'inconnu saute l'autruche sur sa chaise.
Il lui a fourré son cigare par derrière, toujours allumé. Elle fume des fesses, c'est d'un propre.
Je le regarde avec ma bande de potes, hypnotisés par les cris de douleur et orgasmiques qu'hurlaient la catin. Pendant ce temps-là, nous sommes tous silencieux, pensant à une chose, un monde où le sexe serait roi et les plaisirs ne seraient plus interdits. Les hurlements nous paraissent comme des voies de délivrance, Vite, baisons-nous, sautons sur tout le monde et finissons complètement explosés par les ogives qui nous recevrons.
L'inconnu se barre après avoir payé la pétasse
Il retire un cigare juteux de son derrière qu'il réallume.
Je le regarde, faisant une orgie avec ma bande de copain, tout le monde est dans tout le monde, une spirale infernale qui tue. Nous sommes vidés et plein à la fois, je gerbe mes entrailles après l'avoir fait treize fois de suite. J'ai plus rien à foutre ici.
L'inconnu crève sur le bord de la route,
Il tend le bras sur la quat'voies et se le fait ecraser sans que personne ne s'en préoccupe.
Je surfe alors sur mon vaisseau spatio-temporel avec ma bande de copain, j'le regarde, je lance un truc rond et me barre dans un riff endiablé que mon moteur hurle, un super "Deep Purple" qui técapite. Un grand baoum se fait entendre et le morceau de bras de l'inconnu arrive sur mon cockpit.
L'inconnu est maintenant un puzzle
Son bras colle au cul de mon vaisseau.
Je regarde le bras avec ma bande de copain, je le regarde, je le ergarde, je le egeradr, je le garediaa, je finis dans le mur avec ma bande de copain.
Tu l'as dans l'os, Minos.
