B.6| Amour Impossible

D'abord d'abord y a l'aîné
Lui qui est comme un melon
Lui qui a un gros nez
Lui qui sait plus son nom
Monsieur tellement qui boit
Ou tellement qu'il a bu
Qui fait rien de ses dix doigts
Mais lui qui n'en peut plus
Lui qui est complètement cuit
Et qui se prend pour le roi
Qui se saoule toutes les nuits
Avec du mauvais vin
Mais qu'on retrouve matin
Dans l'église qui roupille
Raide comme une saillie
Blanc comme un cierge de Pâques
Et puis qui balbutie
Et qui a l'oeil qui divague
Faut vous dire Monsieur
Que chez ces gens-là
On ne pense pas Monsieur
On ne pense pas on prie

Et puis y a l'autre
Des carottes dans les cheveux
Qu'à jamais vu un peigne
Qu'est méchant comme une teigne
Même qu'il donnerait sa chemise
A des pauvres gens heureux
Qui a marié la Denise
Une fille de la ville
Enfin d'une autre ville
Et que c'est pas fini
Qui fait ses petites affaires
Avec son petit chapeau
Avec son petit manteau
Avec sa petite auto
Qu'aimerait bien avoir l'air
Mais qui a pas l'air du tout
Faut pas jouer les riches
Quand on n'a pas le sou
Faut vous dire Monsieur
Que chez ces gens-là
On ne vit pas Monsieur
On ne vit pas on triche

Et puis y a les autres
La mère qui ne dit rien
Ou bien n'importe quoi
Et du soir au matin
Sous sa belle gueule d'apôtre
Et dans son cadre en bois
Y a la moustache du père
Qui est mort d'une glissade
Et qui regarde son troupeau
Bouffer la soupe froide
Et ça fait des grands chloups
Et ça fait des grands chloups
Et puis y a la toute vieille
Qui en finit pas de vibrer
Et qu'on attend qu'elle crève
Vu que c'est elle qui a l'oseille
Et qu'on n'écoute même pas
Ce que ces pauvres mains racontent
Faut vous dire Monsieur
Que chez ces gens-là
On ne cause pas Monsieur
On ne cause pas on compte

Et puis et puis
Et puis y a Frida
Qui est belle comme un soleil
Et qui m'aime pareil
Que moi j'aime Frida
Même qu'on se dit souvent
Qu'on aura une maison
Avec des tas de fenêtres
Avec presque pas de murs
Et qu'on vivra dedans
Et qu'il fera bon y être
Et que si c'est pas sûr
C'est quand même peut-être
Parce que les autres veulent pas
Parce que les autres veulent pas
Les autres ils disent comme ça
Qu'elle est trop belle pour moi
Que je suis tout juste bon
A écorcher les chats
J'ai jamais tué de chats
Ou alors y a longtemps
Ou bien j'ai oublié
Ou ils sentaient pas bon
Enfin ils ne veulent pas
Enfin ils ne veulent pas
Parfois quand on se voit
Semblant que c'est pas exprès
Avec ses yeux mouillants
Elle dit qu'elle partira
Elle dit qu'elle me suivra
Alors pour un instant
Pour un instant seulement
Alors moi je la crois Monsieur
Pour un instant
Pour un instant seulement
Parce que chez ces gens-là
Monsieur on ne s'en va pas
On ne s'en va pas Monsieur
On ne s'en va pas
Mais il est tard Monsieur
Il faut que je rentre chez moi.

Ces gens-là- Jacques Brel

# Posté le samedi 22 septembre 2007 06:08

B.5|L'art est éphêmère

"A quoi bon vivre l'histoire des autres si ce n'est pour ne pas vivre sa propre histoire ?"

# Posté le mercredi 19 septembre 2007 15:57

B.4|Diling Diling De Lune, De Lune

-T'es qui toi ?
-Bah euh, moi.
-Ouais... Bien sur. C'est moi, toi. Tu vois pas qui je suis moi ?
-Bah toi, t'es... Moi ?
-Ouaip. Je suis toi donc moi.

Une balle perdue je suis une balle perdue. Une balle qui cherche à changer sa direction vers un autre recéptacle où me loger. Je suis une balle qui cherche à diriger sa propre direction, aller quelque part où je souhaite aller. Devenir ce que je souhaite devenir. Mais je suis une balle creuse, terriblement défaitiste, facilement déprimable. J'ai beau avoir mon air profilé, mon creu est vide et sans intérêt et fini par se sentir seul. Je suis une balle solitaire, cherchant à devenir quelqu'un, quelqu'un d'élevé, quelqu'un qui sache faire quelque chose. j'aurais aimé être quelqu'un d'autre, quelqu'un d'aimable, de sympathique, pas quelqu'un chiant, inintéressant. Mais je suis balle, une balle perdue et solitaire.

Pan !
Me voilà parti mais les conditions ne sont pas favorables. J'aurais aimé être parti avec des soutiens, de l'assurance, sans silencieux pour que l'on sache que je suis lancé. Je suis là, à foncer comme un piquet sans savoir ce que va être mon avenir. Moi, balle creuse, j'aimerai que l'on soit un peu fier de moi. J'aurais aimé ne pas avoir à me rabaisser pour qu'on s'intéresse à moi, balle creuse.
Et oui, je fais attention aux autres, je me montre serviable vu que je me suis présentée dans le barillet.

Je fuse, je fonce, je vais être à destination. Je veux être quelqu'un qui laissera sa marque dans le monde. Je veux que l'on se souvienne de moi comme quelqu'un qui a réussi dans une chose étonnante. Je veux... Je veux pénêtrer dans la gueule d'un de ces connards de tyran !

# Posté le dimanche 16 septembre 2007 15:30

B.3|Oui, toi Fantaisie !

Là, on veut crier un grand coup.
/PETITE\, tu nous en fais voir de toutes les couleurs. Ca te fait plaisir de nous voir mouiller nos fronts par tes belles paroles négatives ?
Crois-tu nous avoir comme ça ? Ecoute nous parler, lire et dire. Moi, appelé par certains "jeune rebelle", je le crie haut et fort:

"Aucune utilité de votre foutu test ! Je n'veux pas être un de ces jouets à la con avec une étiquette !"

Bruit métallique, mouvement mécanique, brusquement mélodique, on se prépare. C'est bientôt l'moment. Les rassurés sont prêts, les stressés n'ont plus qu'une envie, se pendre avant ou après.


Ca y est, l'énergie converge pour se réunier et explose !

Et comme l'a dit Nancy S.: Bang bang !
B.3|Oui, toi Fantaisie !

# Posté le mercredi 12 septembre 2007 12:04

Modifié le mercredi 12 septembre 2007 23:32

B.2|Atomic God

Plus besoin de crier
Le No Man's land vous aura emporté
C'est ce fameux lieu
Où trahison, guerre sont des dieux

Bienvenue sur Terre
Aujourd'hui, la première bataille
Demain sera la dernière

Plus besoin de respirer
Le No Man's land vous aura aspiré
C'est ce fameux endroit
Où Propagande et Média sont les rois.

Bienvenue sur Terre
Aujourd'hui démarre les prières
Demain, plus question de faire marche arrière

Finis donc ta bouffée d'air
L'Homme peut nous faire sortir de cette galère
Il nous reste un espoir
De ne pas tous sombrer dans le noir.
Et même si c'est la panique,
Nous ne combattrons pas pour le fric !
Réagir, penser, réfléchir et agir,
Vivre, respirer, aimer et haïr,
C'est pas Lui qui nous a donné ça
C'est nous même grace à nos premiers pas.

Bienvenue sur Terre
Hier, l'âge de Pierre
Aujourd'hui, le sang sur nos mains
Demain, l'ère de l'être Humain !

# Posté le dimanche 09 septembre 2007 05:49