Ma vie tient dans une boite à rythme répétitif.
Je coupe le son, j'admire ma fenêtre, cuisant sous une lumière ignisciente. J'ai avoué, j'ai voulu être honnête mais ce n'est pas forcément ce dont on a envie d'entendre quand on est heureux. Des gens arrivent à avoir cet état d'esprit mais moi, je ne sais pas si je pourrais l'avoir, cette gaieté. Et voilà, je viens de nouveau de l'arracher. Brutalement.
Ma vie tient dans une boîte à rythme répétitif.
Cherchant la quête de la neige, le ciel pleure souvent sauf lors de l'instant crucial. Le soleil est plombant, les épaules chutent, les accents ciconflexent, le monde bouge et nos ventres grognent. Les textes sont durs, les paroles sont fortes, brisent les portes et font en sorte que le monde se porte. Et les hommes sortent.
Ma vie tient dans une boite à rythme répétitif.
Belzébuth, Belzé, Belbel, Bellâtre bourdonne autour de ma tête, cognant la lumière, la faisant tanguer. Le sang coule de mes jambes, mon esprit se rend compte qu'il n'est pas le bienvenue. Le monde change en l'espace d'une seconde féconde qui gronde. Pincement, sentiment, renfermement. Des mots doux qui font chavirer un esprit. Les bonnes choses, éphémères soient-elles, ne durent peut-être qu'un temps mais sont éternelles dans nos âmes. Ce n'est pas forcément de la faute de l'autre. la culpabilité à parfois du bon.
Ma vie tient dans une boite à rythme répétitif.
Mes jambes brûlent et mon coeur se glace. L'aiguille bouge, commence enfin le syndrôme mélancolique, la dépression ultime, le glaçon qui fond. On se rend compte que le monde tourne sauf dans notre pièce, que les choses changent mais le soi reste intact, veillissant considérablement. Le Monde n'est plus comme avant. Une semaine, deux semaines, trois semaines, quatre semaines... Le calvaire est achevé mais ce n'est pas mon estomac qui parle. Mes deux cortex se sont alliés.
Ma vie tient dans une boite à rythme répétitif.
Qui suis-je ? Que fais-je ? Mais dans quel état j'erre ? Je regarde mon ombre, grande, affinée, plus imposante quand la lumière est forte. La théorie du chaos ne m'aide pas et les pensées quantiques ne font que réaliser un trouble spirituel. C'est alors que mes yeux se rivent en arrière, regardant mes défauts qui germaient au fur et à mesure. Hasta la vista ! Qu'est-ce qui se passe dans ce cerveau défectueux ? Je ne ressens plus rien. A part un sentiment de sympathie, comparant ma douleur actuelle à celle que tu vas sans doute ressentir quand tu auras ce message. J'ai mal, non pas de t'avouer les choses qui se passent mais j'ai peur de te faire mal. Mais c'est trop tard. J'ai déjà fait pleuvoir mes yeux. Et c'était autre chose.
Ma vie tient dans une boite à rythme répétitif.
Dégringole. Cette attente insupportable. Mal. Difficulté. Fatigue. Enregistrement. Nourriture. Pitence. Livre inconnu. Artiste inconnu. Être inconnu. Troisième identité. Squattage. Mortel anniversaire. Fin d'un siècle de misère. 5556 jours, une heure, douze minutes, vingt-trois secondes de calvaire.
Ma vie tient dans une boite à rythme répétitif.
Ca ne me fait plus sourire. Je ne veux plus être un masque qui croit pouvoir savoir tout faire. Face à ce visage de fer, rien n'y fait, l'interieur n'est que lâcheté et découragement. Le rock automatique me redonne du courage mais cette question Mogwaïenne de savoir qui tu es mais pas qui je suis transmise à d'autre me fait mal. Comme le premier aveu que je t'ai fait. Selma s'est sacrifiée, Amélie se rend heureuse, les femmes sont belles et parfois trop naïves. Je suis égoïste, je le sais et je m'en excuse. Mais les faits sont véridiques, les pensées vérifiées jusqu'à la plus fine. A force de les vérifier, mes neurones se sont transformés en plasma.
Ma vie tient dans une boite à rythme répétitif.
Je carbonise, ma tête s'est trouvé un nouveau chapeau, Dieu père est revenu, je ne suis plus amoureux, le parcours \difficile/ d'une orpheline en quête de soleil m'émeut, je retrouve mon père face aux cartes, ma mère revient.
Ma vie tient dans une boite à rythme répétitif.
J'ai demandé ma bonne aventure pour savoir le lendemain. J'ai couvert mon intelligence par un voile. Celui de la Destinée.
Alea jacta est.
Ne m'en veux pas, Ed.