Le diable me poursuit. Je lui balance une carte en pleine tête, cherchant à la trancher avec le bon côté de l'arme mais c'est impossible, il est bien trop Malin pour ça. Je change de son, Isobel ne me plaît plus, une autre chanson d'amour pour que le temps passe plus vite.
Glory, ma seule amour, chère boite.
J'enfourche ma bécane pour laisser le frangin de Baal en paix. Mon engin crache des litres et des litres de liquide mouate et étrange. Comment ça, je ne suis pas écolo ? Je fais c'que j'veux... Mais je ne peux pas modifier le vouloir des autres. Je n'ai pas pu modifier l'emplacement de cette fichue poubelle en face de moi.
Forgiv'me Mama... J'ai perdu la main et le Démon m'a rattrapé, envahissant ma tête déjà trop pleine de désirs euphoriques etinterdits. J'ouvre grand la bouche pour y faire pénètrer le vice. Belzé n'est plus là, il se trouve dorénavant en moi.
Je ne peux me relever. Deux yeux me fixent sans vouloir me décrocher. Ils sont fins, des yeux pervertis, des yeux maléfiques. J'en ai peur, ils me font faces tels des tentateurs. J'esquisse un sourire, regarde le félin dans les yeux à la tache d'encre sous son globe oculaire.
Prouve moi que tu es capable d'être compréhensif.
